La Transat du Centenaire

UN MATCH ATLANTIQUE HISTORIQUE

Épreuve en équipage réservée aux trimarans Ultimes de plus de 81 pieds (24,68 m), THE BRiDGE augure une transat palpitante. Le 25 juin 2017, à 19 heures tapantes, les eaux de l’estuaire de la Loire bouillonneront d’activité quand, sous le pont de Saint-Nazaire, sera donné le départ les trois coups de cette course inédite "Queen Mary 2 Vs Ultimes". Grand spectacle garanti.

 
 

Le 1er juillet au petit matin, après six jours de mer, le Queen Mary 2 fera son entrée au large de Manhattan, salué comme le veut la tradition par les lumières de la Statue de la Liberté. Le légendaire « liner » aux 157 000 chevaux-vapeur, qui affiche 24 nœuds en vitesse de croisière, imposera un tempo de métronome sur la route directe.

D’après les statistiques, seule une météo exceptionnelle, qui se présente une fois tous les dix ans, permettrait aux trimarans Ultimes, pourtant capables d’accélérations fulgurantes – 40 nœuds et plus – de voler la vedette au géant d’acier en baie de New York. La régate s’annonce néanmoins passionnante, ouverte et engagée, entre les équipages invités à se mesurer pour la première fois sur ce parcours entre les ponts de Saint-Nazaire et Verrazano.

L'ATLANTIQUE NORD SUR UNE NOUVELLE ROUTE À RECORDS

Avec son tracé inédit, THE BRIDGE ouvre une nouvelle route contre les vents dominants à travers l’Atlantique Nord. Les équipages réunis pour cette grande première symbolique devront se battre au meilleur niveau sur le plan tactique, comme en vitesse pure, pour établir le premier temps de référence entre Saint-Nazaire et New York sur les 3 152 milles (5 837 km) du parcours. D’après les estimations, les premiers voiliers devraient accuser à l’arrivée 24 à 30 heures d’écart face au Queen Mary 2 qui, lui, traverse l’Atlantique tout droit, ou presque.

Parcours de la Transat

Picto growlers une zone d'exclusion au large du Labrador et de Terre-Neuve dite « des glaces », pour éviter les icebergs et les growlers dérivants ;
Picto Baleines une zone d'exclusion « environnementale », dans le sud sud-est de Boston, afin de ne pas risquer de rentrer en collision avec des cétacés en pleine période de migration.

Options stratégiques et coups tactiques

Au début de l’été, le risque d’essuyer une forte tempête est moins élevé que sur les transatlantiques plus classiques du printemps, sur un parcours similaire à travers l’Atlantique Nord d’est en ouest. Les systèmes météo sont moins virulents, ils sont également moins prononcés, moins francs. Au-delà des grandes options stratégiques et du choix classique entre une route septentrionale et une route plus sud, le jeu sera ouvert et propice aux décisions tactiques. À bord, les équipages et notamment les duos « skipper-navigateur » devront sans cesse affiner leur trajectoire. Des petits décalages pourront compter significativement à l’arrivée pour limiter l’écart face au Queen Mary 2. Et surtout décrocher la victoire.

Les 4 fantastiques

Un carré d’as pour défier le Queen Mary 2

Quatre skippers, aux parcours riches en exploits et en records, ont répondu à l’appel de THE BRIDGE. Thomas Coville (Sodebo Ultim’), François Gabart (MACIF), Francis Joyon (IDEC SPORTS) et Yves Le Blévec (Actual) sont les concurrents déclarés du Queen Mary 2 sur son terrain de jeu de prédilection : l’Atlantique Nord. À bord de leurs machines prototypes et « high-tech » de 30 mètres de long, ces « Quatre Fantastiques » tiendront les premiers rôles face au prestigieux paquebot, tête d’affiche de cette transat qui prend l’océan comme espace de commémoration.