Bandeau Transat

La Transat du Centenaire

Une course historique

Queen Mary 2 VS  Ultimes

Épreuve réservée aux trimarans Ultimes de plus de 81 pieds (24,68 mètres), THE BRIDGE augure une transat palpitante. Le 25 juin 2017 – 100 ans jour pour jour après l’arrivée des Sammies sur les côtés françaises – à 19 heures tapantes, les eaux de l’estuaire de la Loire bouillonneront d’activité quand, sous le pont de Saint-Nazaire, retentiront les trois coups de canon – en signe de fraternité cette fois – pour le coup d’envoi de cette course océanique longue de 3 152 milles (5 837 km), à destination de New York.

 

Bow Low Angle - Horizontal format
NEW YORK, NY - MAY 14: The Bakerly 'Ultim' Racee. May 14, 2016 on the Hudson River in New York City.  (Photo by Lloyd Images)

Le 1er juillet au petit matin, après six jours de mer, le Queen Mary 2 fera son entrée au large de Manhattan, salué comme le veut la tradition par les lumières de la statue de la Liberté. Le légendaire « liner » aux 157 000 chevaux-vapeur, qui affiche 28 nœuds de vitesse croisière, imposera un tempo de métronome sur la route directe. D’après les statistiques, seule une météo exceptionnelle, qui se présente une fois tous les dix ans, permettrait aux trimarans Ultimes, pourtant capables d’accélérations fulgurantes à plus de 35 nœuds, de voler la vedette au géant d’acier en baie de New York. La régate s’annonce néanmoins passionnante, ouverte et engagée entre les équipages de six marins maximum invités à se mesurer pour la première fois – et à toute vapeur –, sur ce parcours entre le pont de Saint-Nazaire et le pont Verrazano-Narrows, juge de paix de THE BRIDGE 2017.

Le parcours

L’Atlantique Nord, une route à records

Avec son tracé inédit, THE BRIDGE ouvre une nouvelle route contre les vents dominants à travers l’Atlantique Nord. Les équipages réunis pour cette grande première symbolique devront se battre au meilleur niveau sur le plan tactique, comme en vitesse pure, pour établir le premier temps de référence entre Saint-Nazaire et New York. D’après les estimations, les premiers voiliers devraient accuser à l’arrivée 24 à 30 heures d’écart face au Queen Mary 2 qui, lui, traverse l’Atlantique tout droit, ou presque.

Parcours de la Transat

Picto growlers une zone d'exclusion au large du Labrador et de Terre-Neuve dite « des glaces », pour éviter les icebergs et les growlers dérivants ;
Picto Baleines une zone d'exclusion « environnementale », dans le sud sud-est de Boston, afin de ne pas risquer de rentrer en collision avec des cétacés en pleine période de migration.

Options stratégiques et coups tactiques

Au début de l’été, le risque d’essuyer une forte tempête est moins élevé que sur les transats plus classiques du printemps, sur un parcours similaire à travers l’Atlantique Nord, d’est en ouest. Les systèmes météo sont moins virulents, ils sont également moins prononcés, moins francs. Au-delà des grandes options stratégiques et du choix classique entre une route septentrionale et une route plus sud, le jeu sera ouvert et propice aux décisions tactiques. À bord, les équipages et notamment les duos « skipper-navigateur » devront sans cesse affiner leur trajectoire. Des petits décalages pourront compter significativement à l’arrivée pour limiter l’écart face au Queen Mary 2, et surtout décrocher la victoire.

Les 4 fantastiques

Un carré d’as pour défier le Queen Mary 2

Quatre marins, aux parcours riches en exploits océaniques et en records, ont répondu à l’appel de THE BRIDGE. Ils sont les concurrents déclarés du Queen Mary 2 sur son terrain de jeu de prédilection : l’Atlantique nord. Aux côtés de leurs équipiers, ces figures du large promettent de livrer une régate d’une intensité rare sur l’échiquier océanique. À bord de leurs machines prototypes et « high-tech » de 30 mètres de long, ils tiendront les premiers rôles face au prestigieux paquebot, tête d’affiche d’une transat pas comme les autres.